Tempus fugit

Qu’en est-il de la transformation de notre entreprise ces dernières années?

C’était le thème d’une conférence à laquelle j’étais invité. Une bonne occasion de penser à la relation de temps. Encore plus en fin de l’année.

  • Evolutions techniques: toujours plus vite, plus haut, plus puissant.

Nous devons trouver des solutions pour travailler différemment. Il faut intégrer des robots et supports numériques, accélérer la prise de décision, les simulations en tous genres (marché, prix, sociologie, etc)

  • Transformations d’organisation: Plus de normes, plus de résultats attendus … et moins de temps pour faire le travail. 

Il y a quelques années, pas si loin, où il n’y avait que du courrier papier, du téléphone à cadran sans répondeur. Les gens se parlaient, s’écoutaient, travaillaient ensemble. Sans faire d’angélisme, l’introduction de l’informatique, puis des mails et téléphones portables, a conduit à une accélération de l’information, tant en volume qu’en vitesse de diffusion. En revanche, la qualité de l’information communiquée, le destinataire, et la distorsion de la relation humaine, sont des vraies difficultés dans les entreprises. Combien d’entre nous se sentent davantage gestionnaires de mails que titulaire du poste indiqué sur leur contrat de travail ?

Les organisations doivent donc s’adapter à ce contexte: il faut être rapide et efficace, être agile, donner l’autonomie aux employés, réduire la hiérarchie, développer la polyvalence, faciliter l’émergence de bonnes idées et la capacité de les exprimer. 

  • Evolution de la relation au temps: En réalité, ces transformations sont de plus en plus rapides. Notre relation avec le temps change.

Nous devons non seulement trouver des solutions pour travailler autrement, mais nous devons le faire de plus en plus vite.

  • Évolution des compétences clés: bien sûr, le geste technique et les connaissances sont importants. Des compétences «ancestrales» sont toujours nécessaires, mais inutiles sans l’usage des outils numériques.

Trois tendances significatives:

  • l’émergence de nouveaux emplois

Les métiers de demain, se créent dès aujourd’hui. qui aurait prédit il y a 20 ans, qu’un influenceur Instagram ou Tweeter, serait un métier et qu’il ferait émerger des personnalités mondialement renommées, et créeraient de véritables business lines ?

  • la mondialisation de la connaissance

Dorénavant, ce n’est plus seulement le marché du produit qui est mondial, mais aussi celui de la connaissance. Il est possible de réaliser un projet avec des ressources géographiquement très éloignées, mais intellectuellement et affectivement très soudées et performantes.

  • la capacité de changement 

C’est probablement l’enjeux majeur des années à venir : la capacité pour les hommes, et les entreprises, à changer. Changer de modèles de référence, de modèles de valeurs, de modèles de collaboration.

Article actualisé à partir de https://www.linkedin.com/pulse/tempus-fugit-samuel-penne%C3%A7ot/

Si cet article vous à plu ou s’il suscite des commentaires, n’hésitez pas à laisser un message ci-dessous.

Entreprise libérée … de quoi doit-elle se libérer au fait ?

Le concept est à la mode : pour survivre, l’entreprise doit se libérer !

Ok. Mais au fait : de quoi doit-elle se libérer ?

Alors citons quelques maux dont l’entreprise devrait se libérer, et chacun devrait y retrouver ses petits :

  • des organigrammes si compliqués que, oui, il faut des procédures pour identifier les décideurs (et s’évertuer ensuite à les faire décider) et les producteurs (pour les faire produire) –>Appelons cela la bureaucratie
  •  Comment savoir qui a produit quoi ensuite ? Avec quel niveau de qualité ? Et bien, il faut contrôler. Contrôler ceux qui produisent. Contrôler les contrôleurs. Contrôler les contrôleurs des contrôleurs (vous avez le choix ici : le chef du contrôleur, un expert consultant, un auditeur, un « gendarme » d’Etat,etc) –>Appelons cela le Sur-Contrôle 
  • A ce stade, prendre une initiative relève d’un courage téméraire, dangereux même. On s’expose à sortir du cadre (la procédure). Plus délicat encore, de la norme usuellement établie par les coutumes, le fameux « Esprit Maison » –> Appelons cela l’inertie (dans le meilleur des cas), ou l’immobilisme.
  • Dans ce contexte, atteindre des résultats est difficile : ils dépendent des autres. Impossible même parfois. Alors on sur-produit frénétiquement pour justifier de ses « meilleurs efforts », de son engagement. On produit de tout : de la réunion, du mail, du PV qu’on fait tourner 10 fois (pour « consolider »), on synchronise, pour être sûr de ne fâcher personne et d’occuper tout le monde. On produit des tableaux Excel à multiples entrées (génération spontanée de complexité), qu’on croise pour être certain qu’on reviendra vers nous pour toute consultation et mise à jour. Au moins, on pourra justifier de ses activités débordantes à défaut de ses résultats –> Appelons cela  l’inefficacité.

Alors ? Y a-t-il là de la ressemblance avec votre environnement ? Laissez-nous un commentaire si cela fait écho !

Admirer … tout simplement.

A quand remonte la dernière fois où vous avez pris quelques minutes pour admirer ?

  • une feuille dans le vent, un rayon de soleil filtrant dans les nuages, un enfant sur une balançoire …
  • une musique, de celle qui vous lève les frissons, vous serre le cœur, vous donne des fourmis dans les jambes …
  • la douceur de l’air, le frôlement d’une étoffe …
  • le fruité d’une framboise, l’acidité d’une pomme, le sucré d’un raisin …
  • l’odeur de l’automne en forêt, de la soupe de légume, qui rappelle tant celle de Grand-Mère, …

Votre agenda ressemble-t-il à un tissu si dense qu’il semble que rien de plus ne peut se placer ? Est-il comme ces réseaux de ronces où l’idée de glisser la main suscite une appréhension soudaine ?

Dans votre course quotidienne effrénée,où est le créneau réservé à « prendre du temps pour apprécier et admirer » ?

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est kelly-sikkema-411622-unsplash.jpg

Si cet article suscite de votre part un commentaire, merci de le déposer ci-dessous.

Vous pouvez aussi vous inscrire à la mailing list

https://www.subscribepage.com/7viescontact

3 habitudes indispensables pour être Zen au quotidien … au travail

Parcourant le site d’Olivier Roland « Habitudes Zen » (https://habitudes-zen.net/ ), comme je le fais régulièrement, je tombe hier sur une invitation. Que dis-je un défi. Quoi ? Comment ? Le chantre de la liberté me défie, moi, dans un exercice rempli de règles et de contraintes ? L’outrecuidant !

Qui plus est, le Sieur double son défi d’un mail que je reçois personnellement. Pas de doute. C’est bien moi qu’il défie. Je crois que notre rencontre il y a un mois l’a impressionné et il me défie.

Très bien Môssieur Roland. Vous me cherchâtes. Vous me trouvâtes.

Pour le défi, je suis votre homme. Je décide sur le champ de participer à cet événement interblogueurs et partager mes Trois habitudes indispensables pour être Zen au quotidien.

Je dois d’abord dire ce qu’est mon quotidien : Cadre dirigeant d’une entreprise de service en fort développement. Traduit en clair : je dois répondre favorablement aux exigences des clients, des actionnaires, des collaborateurs (le terme « besoins » serait ici plus approprié), des mairies, des fournisseurs, de l’Etat et ses divers représentants, des associations d’écologistes … bref … l’exercice est impossible. Donc la pression importante.

D’autant que les besoins des uns et des autres sont souvent en conflits et ne répondent pas aux mêmes contraintes d’espace – temps. Le temps et de l’espace, pour un dirigeant, sont des données d’entrée très structurantes.

Alors, bien sûr, mon expérience m’autorise aujourd’hui une certaine maîtrise de l’exercice, et des limites. Cette même expérience m’a permis d’ailleurs de les identifier, mes limites, de les apprivoiser parfois (notamment les limites émotionnelles), et de composer avec.

Mais venons-en au fait, j’ai appris à appliquer 3 habitudes pour être Zen, qui me sont devenues indispensables avec le temps. Et je propose de vous les expliquer ici.

Vous constaterez qu’elles ne demandent pas de moyens particuliers. Seulement de la discipline et de la pratique (j’ai probablement perdu ici la moitié de mon public).

Mes trois habitudes sont les suivantes :

  1. Les Rituels
  2. L’application des 4 Accords toltèques
  3. La Gratitude

Revenons sur chacun plus précisément si vous le voulez bien.

  1. Les Rituels

Parce que changer ses habitudes est ce qu’il y a de plus difficile, j’ai instauré des habitudes ! Fort non ?

J’ai principalement 3 rituels : celui du matin, celui du soir, et celui de « n’importe où n’importe quand ».

  • Le Rituel du matin :
    • réveil le plus à heure fixe possible, y compris lors de déplacements. Le dénominateur commun, c’est : tôt. 6h15.
    • petit déjeuner : contenu et « cadre » (ambiance) formatés. En clair, musique (pas de journaux tv et autres radios). Car quoi faire dès le matin de toute la misère du Monde, bien réelle, mais sur laquelle je n’ai aucune prise ? C’est de la pollution psychologique. Quant au contenu : thé, fruits (frais + sec selon la saison). Pas de sucre, pas de lait.
    • Toilette
    • Prière : Appelons-le comme ça. Ancrage au sol (relation à la Terre, au Vivant et aux éléments), Centrage sur les personnes de bien et celles que j’aime, ce que la Vie apporte, appel aux énergies de succès (remémoration d’événements heureux, de toute puissance, de joie).

Idéalement, ce rituel devrait être complété d’une séance de gymnastique, étirements, oxygénation … que je ne pratique pas

  • Le rituel du soir :
    • La sortie du bureau, c’est aussi la fermeture des liens mentaux en relation avec le travail
    • Arrivée à la maison, ou à l’hôtel : douche
    • Repas : sucres lents, fruits et légumes. Pas de sucre. Pas de produits laitiers.
    • En cas de déplacement : coup de fil à mon épouse et parfois à mes filles (quand elles ne trouvent pas trop ringard de papoter avec leur père)
    • 1 heure de travail personnel : lecture, création de contenu, réflexions en tout genre.

Cette heure me permet aussi de détecter les habitudes qu’il me faut changer pour que les choses changent autour de moi.

Le dernier point est particulièrement important. Je le réalise au moment du coucher et cela me permet de me mettre en état de gratitude et de bien-être au moment de l’endormissement. J’élabore la liste des 3 choses qui m’ont donné du plaisir dans la journée. Cela peut-être un moment de confort, un moment de convivialité, une petite (ou grande) réussite au travail, un coup de fil ou un mail reçu d’une personne chère à mon cœur (il y en a aussi dans le travail et c’est important), une séance de jeu avec le chien.

J’invite ceux qui le souhaitent d’ailleurs à tenir un journal de bord de ces points.

  • Le rituel inopiné :

Il s’agit là d’un genre de méditation active.

  • J’ai organisé sur mon bureau un petit « hôtel de réconfort » : photos et objets de ma famille
  • Lorsque c’est nécessaire, ou juste quand j’en ai envie, je me pose quelques instants et me centre sur les êtres qui me sont le plus chers, sur les bons moments passés ensemble, sur le sens de mon engagement dans la Vie pour eux.
  • En cas de besoin, j’ajoute un fond sonore de musique que j’aime (tantôt orchestral, tantôt rock, c’est selon. Parfois aussi mon audio préféré de cohérence cardiaque).
  • En principe, en quelques secondes, j’ouvre alors une parenthèse qui me permet de débrancher des sources de stress et d’entrer dans une bulle.
  • Cet exercice est réalisable en extérieur et à n’importe quel moment. Il suffit de visualiser l’hôtel, avec ou sans le fond musical, que j’arrive facilement à entendre mentalement (genre : « libérée – délivrée ». Voilà je suis sûr que vus avez le thème en tête). Très pratique avant d’entrer dans une réunion qu’on va savoir difficile, ou dans une réunion où l’on s’ennuie, très pratique aussi pour patienter dans les bouchons et files d’attentes (aux aéroports par exemple)

  1. Les 4 Accords toltèques

Mon quotidien professionnel est rempli d’agressions en tout genre : celles provenant des personnes, celles liées aux événements (la prestation de service nous rend dépendant de la chaîne de production et des aléas en tous genres), celles liées enfin à mon mental.

Vous savez ? On attend de l’entrepreneur qu’il prévoit tout. Qu’il imagine tous les scénarios. Qu’il pèse les risques/opportunités sur chaque scénario. Qu’il décide et ne se trompe pas. Qu’il soit analytique, mais aussi manager, leader. Irréprochable en tout point. Alors l’entrepreneur se met en tête qu’en effet il doit être irréprochable, exemplaire, parfait.

Note à toi qui lit : Remplace « entrepreneur » par « maman », « papa », « mari », « femme » et plein d’autres cas, ça convient aussi très bien.

Aussi, l’application des 4 accords toltèques («  Les 4 accords Toltèques » de Don M.Ruiz) est d’une efficacité redoutable :

  • Quoi qu’il arrive, je n’en fais pas une affaire personnelle

Ce que l’autre exprime, ne reflète que sa vision du Monde, au travers de ses propres peurs. Si la personne est en colère contre moi, je ne suis pas responsable de ça. La situation dans laquelle je suis est. C’est tout.

Relisez mon introduction. C’est le parfait exemple de ce que j’aurais réellement pu penser, guidé par mon Ego, il y a quelques années.

  • Que ma parole soit impeccable

La parole est un outil extrêmement puissant. C’est un poison lorsqu’elle est utilisée à mauvaise escient. Aussi j’utilise mes mots avec soin pour ne pas blesser, d’autant plus lorsqu’il s’agit d’exprimer à l’autre quelque chose de désagréable (rappel à l’ordre d’un collaborateur, discussion économique avec le client, etc).

Particulièrement dans le domaine professionnel, la parole doit être impeccable.

Il est plus adroit de faire de la pédagogie de l’erreur (chercher ce qui a dysfonctionné et le résoudre, plutôt qu’un coupable), de ne pas mentir, ni user de métaphores dénuées de sens (tu sais … la fameuse langue de bois).

  • Je ne fais pas de supposition

Il est compliqué au regard de ce qu’on nous apprend dans les écoles de management, de ne pas élaborer de savantes stratégies, basées sur des suppositions. On appelle cela des probabilités et des statistiques. Comment le marché va évoluer pour anticiper ses réactions, donc celle de ses clients ?

En réalité, le meilleur moment pour vendre un parapluie reste « quand il pleut ». Et dans le face à face, la relation humaine, il ne faut pas faire de supposition. Je ne peux pas savoir ce qu’un autre a en tête. Parfois lui non plus d’ailleurs (sinon, les métiers de coach et de consultant ne se porteraient pas aussi bien).

Alors, je pose des questions pour que mon interlocuteur exprime ce qu’il pense, ce qu’il souhaite, ce qu’il estime acceptable. Ainsi, je peux agir en fonction de ses réponses, non en fonction de mes propres suppositions.

En réalité, cet exercice est assez compliqué à réaliser. Il demande de la pédagogie. De la patience. De l’entrainement. Et énormément d’écoute. Le silence est un allié très puissant.

Pour ce qui est de l’avenir, je préfère m’appuyer sur l’intuition … ou les bases de données avec algorithmes prédictifs.

  • Je fais toujours de mon mieux

Ce dernier accord est un véritable travail sur soi. Il faut être impitoyable dans son diagnostic et plein d’amour pour soi dans sa réalité. Le diagnostic doit être exhaustif et objectif : Où suis-je bon ? Où suis-je mauvais ? Où sont mes limites ? Pourquoi ? Suis-je en capacité de changer, tel ou tel point ?

On n’est pas dans la rédaction du CV idéal, qui vante tellement de qualités qu’on se demande pourquoi on n’est pas appelé à de très, très hautes responsabilités. Non. Et travailler, cultiver ses qualité, est autrement plus puissant et plus facile qu’essayer de corriger ses « points faibles ».

C’est le parcours de Vie, l’expérience, la connaissance de soi, qui permettent de savoir ce qui est « faire de son mieux ». Et alors, il faut quotidiennement s’attacher à faire de son mieux. Et le mieux est de mieux en mieux chaque jour.

Quand on a fait de son mieux. L’esprit est tranquille et le résultat souvent secondaire (à nos yeux en tout cas).

  1. La Gratitude

La dernière habitude est en relation avec les précédentes bien sûr. Et elle en constitue le ciment en quelque sorte. J’exprime dans mes rituels, dans l’application des Accords Toltèques, dans mes relations, dans mes gestes et activités de la Gratitude.

Parce que la Vie m’a apporté de belles et grandioses surprises.

Parce que dans les difficultés aussi, et il y en a eu de sévères, et il y en aura d’autres à coup sûr. Dans les difficultés donc, j’ai appris. De moi, de mes limites (réelles ou supposées), de la Nature, du genre humain, de l’inexplicable.

Alors, j’exprime cette gratitude le plus souvent possible. En pensée, en acte et en parole.

Tu sais, le truc anodin, presque désuet : je dis merci aux personnes que je côtoie. Peu importe si ce contact m’est agréable ou non. Si la rencontre est constructive ou déflagrante. Bien sûr, cette gratitude est encore plus intense envers ma famille et mes amis. Ceux qui nous aiment comme nous sommes et nous pardonnent nos erreurs.

Et j’apprends à exprimer cette gratitude envers moi-même …

Je te souhaite, à toi lectrice ou lecteur, de trouver tes habitudes. Peut-être que ces quelques mots éclaireront un peu ta recherche.

Merci d’avoir pris un peu de temps pour me lire.

Merci à mon épouse sans qui ce parcours de Vie n’aurait pas été aussi riche, et à mes filles pour me ridiculiser quotidiennement avec les filtres Instagram. Mon humilité vous remercie.

Merci à Olivier et son équipe, pour avoir sollicité un tel exercice de partage.

Si cet article suscite de votre part un commentaire, merci de le déposer ci-dessous.

Vous pouvez aussi vous inscrire à la mailing list

https://www.subscribepage.com/7viescontact